Ils l'ont dit ...

 

Les 3 premières citations (animées) ...

 

Voici, livrées à votre réflexion, une série de courtes citations relatives à l'histoire du Titanic.
Certaines ont un caractère insolite, voire incongru, devant l'ampleur de la catastrophe.
Cette liste, classé par thèmes, n'est pas exhaustive: il en existe quantité d'autres dont certaines sont disséminées sur le site ...

 

La construction navale

"Je ne peux imaginer de circonstance qui pourrait faire sombrer un navire. Je ne peux concevoir de catastrophe humaine arrivant à ce navire. La construction navale moderne est au-dessus de ça."

Commandant Edward Smith, faisant allusion à l'Adriatic.


"La construction navale est un art si parfait aujourd'hui qu'un désastre absolu, impliquant des passagers sur un grand paquebot moderne, est tout à fait impensable. Quoi qu'il puisse arriver, il y aura le temps, avant que le navire coule, de sauver la vie de chaque personne à bord."

Commandant Edward Smith.


"Il n'y a pas d'inconvénient à fournir de l'énergie pour aller à vive allure, à moins d'en faire usage intentionnellement."

Le magazine The Shipbuilder commentant, après le naufrage, la pratique des traversées rapides de nuit.


"Il faut trois million de rivets et beaucoup de sueur pour construire un beau navire."

Thomas Andrews, architecte naval, concepteur du Titanic.


"Il y eut trop de vantardise et pas assez de navigabilité construite."

Sir James Bisset, anciennement 2ème Officier à bord du Carpathia puis Commandant du Queen Mary et du Queen Elizabeth, à propos de l'Olympic et du Titanic.


"Ils les construisent et ils les jettent à la flotte."

Un ouvrier des Chantiers Harland & Wolff, déplorant la catastrophe.

 

Le Titanic

"On pourra toujours en faire de plus grands et de plus rapides, mais on ne pourra jamais en faire un qui soit aussi beau. C'était un navire magnifique, merveilleux."

Charles Burgess, Boulanger à bord du Titanic.


"Il était clair, pour tout le monde à bord, que nous avions un navire qui allait avoir le plus grand retentissement que l'on ait jamais connu dans les cercles de la marine britannique."

Charles Herbert Lightoller, 2ème Officier à bord du Titanic.


"Le Titanic était le triomphe de la construction navale du XXème siècle. Pourtant, comme toujours, lorsque le formidable travail du frêle humain entre en conflit avec les forces de la Nature, il s'est écroulé en heurtant l'iceberg. Mais il a lutté pour sa vie et pour celles de ceux qui y avaient embarqué."

New York American, 16 Avril 1912.


"Ce navire va devenir une bonne opération, meilleure que l'Olympic, du moins je le pense, plus stable et avec tout ce qui se fait de mieux aujourd'hui."

Richard Geddes, Steward de 1ère Classe.


"Tout nous parut merveilleux sur ce second nouveau navire, le Titanic."

Violet Constance Jessop, Hôtesse de bord de 1ère Classe.


"C'est un merveilleux navire et je suis très déçu de ne pas faire le premier voyage."

David Blair, qui devait, à l'origine occuper le poste de 2ème Officier à bord du Titanic.


"Ce navire est aussi parfait que des cerveaux humains peuvent le faire."

Thomas Andrews, architecte du Titanic, à Albert et Vera Dick, passagers de 1ère Classe.


"Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce navire !"

Un membre inconnu de l'équipage à Mrs Sylvia Caldwell, passagère de 2ème Classe, qui lui demandait si le navire ne pouvait vraiment pas couler.


"Vous devez vous rappeler que je suis un fonctionnaire, Monsieur, et que nous nous en tenons beaucoup à la routine."

Capitaine Maurice Harvey Clarke, inspecteur du Board of Trade, expliquant à la commission britannique d'enquête, pourquoi il n'avait soumis le Titanic qu'à un exercice de canots très limité.


"Le jour du départ arriva enfin et, d'un bout à l'autre, le navire, qui avait ressemblé à un nid d'abeilles pendant des jours, avait maintenant l'air d'une ruche prête à grouiller."

Charles Herbert Lightoller, 2ème Officier à bord du Titanic.


"Le Titanic, nom et objet, se dressera comme un monument et une alerte à la présomption humaine."

L'Évêque de Winchester, dans un sermon prononcé à Southampton, en 1912.

 

L'insubmersibilité du Titanic

"Le capitaine peut, par simple action sur un commutateur électrique, fermer partout instantanément les portes étanches, rendant le navire pratiquement insubmersible."

Irish News and Belfast Morning News, 1er Juin 1911, à propos du Titanic en construction.


"Nous avons une confiance absolue dans le Titanic. Nous pensons que le navire est insubmersible."

Philip A. S. Franklin, Vice-Président de l'International Mercantile Marine Company (société mère de la White Star Line), le matin du 15 Avril 1912, s'adressant aux journalistes de New York, après avoir appris que le Titanic était entré en collision avec un iceberg.


"Il n'y a aucun danger que le Titanic coule. Le navire est insubmersible et rien d'autre que des désagréments ne sera à supporter par les passagers."

Philip A. S. Franklin, Vice-Président de l'International Mercantile Marine Company (société mère de la White Star Line), le matin du 15 Avril 1912, s'adressant aux journalistes de New York, après avoir appris que le Titanic était entré en collision avec un iceberg.


"Je le crois insubmersible et je fonde mon opinion sur l'avis des meilleurs experts."

Philip A. S. Franklin, Vice-Président de l'International Mercantile Marine Company (société mère de la White Star Line), le matin du 15 Avril 1912, s'adressant aux journalistes de New York, après avoir appris que le Titanic était entré en collision avec un iceberg.


"La presse qualifie ces navires d'insubmersibles et Ismay dirige le chœur. Ce n'est justement pas vrai."

Thomas Andrews, architecte naval, concepteur du Titanic.


"Couler ? Bien sûr que le Titanic ne peut pas couler ! Quelle absurdité ! Il est si parfait, si neuf ... Mon esprit ... ne peut accepter le fait qu'une telle création au sommet de la perfection allait devenir une chose si futile en coulant."

Violet Constance Jessop, Hôtesse de bord de 1ère Classe.

 

Capitaine Edward John Smith, Commandant du Titanic

 

Edward John Smith

 

"Je n'ai jamais vu un naufrage et n'ai jamais fait naufrage, ni ne me suis trouvé dans une situation fâcheuse qui aurait pu se terminer par un désastre."

Capitaine Edward John Smith, en 1907.


"L'excès de confiance semble avoir émoussé les facultés habituellement si vives."

Sénateur William Alden Smith, président de la commission sénatoriale américaine d'enquête, à propos du Capitaine Edward John Smith.

 

Capitaine Arthur Henry Rostron, Commandant du Carpathia

 

Arthur Henry Rostron

 

"Lorsque le jour se leva, je vis les glaces que j'avais traversées pendant la nuit. J'ai frémi et n'ai pu que penser qu'une autre main que la mienne avait tenu la barre cette nuit là."

Capitaine Arthur Henry Rostron.


"Des icebergs surgirent et disparurent sur l'arrière mais nous n'avons jamais ralenti. Ce fut un moment d'angoisse en raison de la fatale aventure du Titanic, très présente dans nos esprits. Il y avait 700 personnes à bord du Carpathia et leurs vies autant que celles des survivants du Titanic lui-même dépendaient d'un brusque tour de barre."

Capitaine Arthur Henry Rostron.


"On ne fera jamais trop l'éloge du Capitaine Rostron et de l'équipage du Carpathia pour leur travail héroïque et leurs actes de grande gentillesse envers les survivants du Titanic après qu'ils furent à bord de son navire."

Fernand Omont, passager français de 2
ème Classe, dans un témoignage publié le 27 Avril 1912 par The Daily Picayune, quotidien de la Nouvelle-Orléans.

 

Capitaine Stanley Lord, Commandant du Californian

 

Stanley Lord

 

"Cet imbécile, qui ne voulait pas utiliser sa radio !"

Capitaine Arthur Rostron, faisant allusion au Capitaine Lord.


"Secret d'état."

Capitaine Stanley Lord, refusant de donner aux journalistes de Boston sa position exacte pendant la nuit du 14 au 15 Avril 1912.


"Quoi ? A une heure du matin ?"

Capitaine Stanley Lord, interrogé lors de l'enquête britannique pour savoir s'il aurait pu appeler son opérateur radio.


"Cela aurait pu en être."

Capitaine Stanley Lord, interrogé lors de l'enquête britannique pour savoir si les fusées vues du
Californian auraient pu être un signal de détresse.


"J'admets qu'il régnait un certain laisser-aller à bord du Californian, la nuit en question."

Capitaine Stanley Lord, dans une lettre adressée à son député, le 17 Octobre 1912.

 

La radiotélégraphie

"Envoie un SOS; c'est le nouveau signal et c'est peut-être ta dernière chance de l'envoyer."

Harold Bride à Jack Phillips, opérateurs radio du Titanic.


"Merveilleuse chose, la radiotélégraphie, n'est-ce pas ?"

Capitaine Arthur Rostron au 2ème Officier James Bisset, après lui avoir fait part des dernières nouvelles de la position connue d'icebergs. Il était environ 22 h 00, le 14 Avril 1912.


"Il ne fait aucun doute que personne n'aurait survécu au naufrage du Titanic s'il n'y avait eu la grande invention du Signor Marconi. Je suggère, par conséquent, que l'un des paquebots lancés prochainement soit baptisé Marconi."

Lorenzo Salazar, lecteur du Daily Sketch, dans une lettre adressée au journal et publiée le 1er Mai 1912.

 

Joseph Bruce Ismay, Directeur Général de la White Star Line

 

Joseph Bruce Ismay

 

"Si vous voulez bien foutre le camp, j'arriverai peut-être à quelque chose !"

5ème Officier Harold Lowe à Joseph Bruce Ismay, le tançant vertement lors du remplissage des canots.


"Ce n'était pas très diplomate."

Joseph Bruce Ismay, lors de l'enquête américaine, à propos des paroles que lui adressa Harold Lowe.


"Il ne faisait que ce que tout homme compétent aurait fait à sa place."

Lord Mersey, faisant remarquer que la traversée du Capitaine Smith, de nuit et à grande vitesse, était une pratique courante.


"S'il n'avait pas sauté, il n'aurait fait qu'ajouter une vie supplémentaire, c'est à dire la sienne, au nombre des disparus."

Lord Mersey, excusant l'instinct de sauvegarde de Joseph Bruce Ismay.


"Je n'ai jamais vu un homme aussi détruit."

John Borland Thayer Jr, passager de 1ère Classe, rescapé du naufrage, à propos de sa rencontre avec Joseph Bruce Ismay, à bord du Carpathia.


"Il n'est pas donné à tout le monde d'être un héros."

Nautical Magazine, à propos de Joseph Bruce Ismay.


"Ma conscience est tranquille et je n'ai pas été un juge indulgent envers mes propres actes."

Joseph Bruce Ismay.

 

Le naufrage

"La secousse nous fit faire un écart. On nous demanda de rester à nos postes. Personne ne semblait énervé et il ne vint jamais à l'esprit de quiconque que le bateau pourrait couler."

James Crimmins, Chauffeur.


"Il faudra bien plus qu'un iceberg pour me faire quitter le navire."

John Hugo Ross, passager de 1ère Classe, qui, étant alité car il souffrait de dysenterie, s'était levé en pyjama et avait appris le choc contre l'iceberg, puis avait décidé de regagner son lit où il trouva probablement la mort.


"Avec un soupir, un mot s'échappa de la bouche de la foule: FUSÉES. Tout le monde sait ce que signifient les fusées en mer."

Lawrence Beesley, passager de 2ème Classe, rescapé du naufrage.


"Le navire basculait petit à petit sur le nez, tout comme un canard qui veut faire un plongeon."

Harold Bride, opérateur radio du Titanic, rescapé du naufrage.


"Heurter l'eau était comme un millier de couteaux vous transperçant le corps. La température était de moins deux degrés, deux degrés au-dessous du gel."

Charles Lightoller, 2ème Officier à bord du Titanic.


"Si c'est de la discipline, qu'aurait été le désordre ?"

Sénateur William Alden Smith, à propos du chargement désordonné des canots de sauvetage.


Sénateur Smith: "A quelle heure avez-vous quitté le navire ?".
Mr Lightoller: "Je ne l'ai pas quitté".
Sénateur Smith: "C'est le navire qui vous a quitté ?".
Mr Lightoller: "Oui, Monsieur".

Le Sénateur William Alden Smith et Charles Herbert Lightoller, 2ème Officier à bord du Titanic, lors des audiences de la commission sénatoriale américaine d'enquête.


"Je n'ai jamais tenu une rame auparavant, mais je crois que je peux ramer."

Un membre non identifié de l'équipage du Titanic, cité par la passagère Mrs John Stuart White, qui avait une piètre opinion des compétences de l'équipage en navigation, non sans raison.


"Et ce ne fut pas avant que nous soyons dans le canot et que nous nous soyons éloignés à la rame, ce ne fut pas avant cela que je me rendis compte que le navire allait couler. Cela m'affecte encore."

Eva Hart, passagère de 2ème Classe, rescapée du naufrage.


"Le canot partiellement rempli se trouvant à environ 30 mètres ne fit jamais demi-tour. Pourquoi diable ne revinrent-ils pas, c'est un mystère. Comment un être humain peut-il ne pas tenir compte de ces cris ?"

John Borland Thayer Jr, passager de 1ère Classe, rescapé du naufrage.


"Le spectacle de près de 1500 personnes se débattant dans les eaux glacées de l'Atlantique, ainsi que le hurlement constant de leurs voix qui continue pendant 10 à 15 minutes, sont un souvenir qui ne peut s'estomper, même 20 ans après."

John Borland Thayer Jr, passager de 1ère Classe, rescapé du naufrage.


"Les bruits des gens en train de se noyer sont quelque chose que je ne peux vous décrire, et personne d'autre ne peut le faire. C'est le bruit le plus épouvantable et c'est un terrible silence qui lui fait suite."

Eva Hart, passagère de 2ème Classe, rescapée du naufrage.


"Quiconque lira l'histoire de ces cris qui nous parvinrent sur la mer, provenant de ceux qui coulaient dans cette eau glacée, doit se souvenir qu'ils s'adressaient à lui, autant qu'à ceux qui les ont entendus."

Lawrence Beesley, passager de 2ème Classe, rescapé du naufrage.


"Oh, Muddie, regarde le joli Pôle Nord sans Père Noël dessus."

Robert Douglas Spedden, 6 ans 1/2, à sa nurse Elizabeth Burns (qu'il appelait "Muddie Boons"), se réveillant dans un canot de sauvetage et voyant un iceberg.


"Je n'avais que sept ans mais je me souviens avoir pensé que tout, dans le monde, était tranquille."

Eva Hart, passagère de 2ème Classe, rescapée du naufrage.


"Je ne crois pas que je ne me sentirai à nouveau en sécurité."

Charles Herbert Lightoller, 2ème Officier à bord du Titanic, alors que son canot de sauvetage approchait du Carpathia.


"De nombreux actes de bravoure ont été réalisés cette nuit là mais aucun ne fut plus courageux que celui de ces quelques hommes, jouant minute après minute alors que le navire s'installait tranquillement de plus en plus bas dans la mer ... la musique qu'ils jouaient faisant office de leur propre requiem immortel et de leur droit à être inscrits sur les tablettes de la gloire éternelle."

Lawrence Beesley, passager de 2ème Classe, rescapé du naufrage.


"La gravité des dégâts subis par le Titanic est apparente mais le point important est qu'il ne coule pas. L'homme est la plus formidable créature sur Terre. Son cerveau possède à l'intérieur l'esprit du Divin et il surpasse ses obstacles par la pensée ce qui est, sans comparaison, la plus grande force de l'univers."

Wall Street Journal, 16 Avril 1912.


"Tous rescapés du Titanic après la collision."

La une de The Evening Sun (New York), 15 Avril 1912.


"Il y avait un nombre suffisant de canots de sauvetage pour prendre tous les passagers du Titanic."

Philip A. S. Franklin, Vice-Président de l'International Mercantile Marine Company (société mère de la White Star Line), le matin du 15 Avril 1912, s'adressant aux journalistes de New York, après avoir appris que le Titanic était entré en collision avec un iceberg.


"Regrette profondément vous informer Titanic coulé ce matin après collision avec iceberg, causant nombreuses pertes vies humaines. Détails suivront."

Joseph Bruce Ismay, Directeur Général de la White Star Line, dans un télégramme adressé le 15 Avril 1912 à 5 h 50, aux bureaux de la compagnie à New York, peu de temps après avoir embarqué sur le Carpathia.


"On aurait dit qu'un vieux bateau de pêche avait coulé."

Capitaine Stanley Lord, commentant l'étonnant manque de débris sur la scène du naufrage.


"Le Titanic a-t-il coulé par l'avant ou par la proue ?"

Sénateur William Alden Smith, confronté à ses habituelles difficultés avec les termes de navigation.

 

Divers

"J'ai fait preuve d'une grande légèreté en signant ce document."

Alexander Carlisle, Directeur Général des Chantiers Harland & Wolff en retraite, répondant à Lord Mersey qui lui demandait pourquoi, lors d'une réunion du Board of Trade en Mai 1911, il avait signé un document plaidant la réduction du nombre des canots de sauvetage alors qu'il préconisait le contraire.


"Tout était contre nous."

Charles Herbert Lightoller, 2ème Officier à bord du Titanic.


"Tout le monde connaissait fort bien, et depuis de nombreuses années, l'éventualité toujours présente d'un tel désastre."

Charles Herbert Lightoller, 2ème Officier à bord du Titanic, dans son livre Titanic and Other Ships publié en 1935.


"La loi de la nature humaine."

Charles Herbert Lightoller, 2ème Officier à bord du Titanic, au Sénateur William Alden Smith alors que ce dernier lui demandait de confirmer qu'il avait établi une discrimination entre les passagers en remplissant les canots (les femmes et les enfants d'abord), et pour quelle raison il avait agi ainsi: était-ce selon les ordres du capitaine ou à cause les lois de la mer ?.


"Le devoir des marins, lorsqu'un navire chinois coule, est de sauver d'abord les hommes, puis les enfants et, en dernier, les femmes. Cela est fondé sur la théorie selon laquelle les hommes sont les plus précieux pour le pays, des parents adoptifs peuvent être trouvés pour les enfants, et les femmes sans maris sont pauvres."

Henry Moy Fot, agent spécial de l'Association des Commerçants Chinois d'Amérique.


"Vous pouvez dire adieu à votre belle chemise de nuit !"

Lady Duff Gordon à sa secrétaire particulière Miss Laura Francatelli, à bord du canot N° 1, au moment où la mer se refermait sur le Titanic.


"De glace, je suppose, Monsieur."

5ème Officier Lowe, alors que le Sénateur Smith lui demandait de quoi était composé l'iceberg (La question n'était pas véritablement innocente. Le 4ème Officier Boxhall avait témoigné auparavant que les icebergs étaient connus pour contenir des inclusions de rochers.


"Les gars, vous avez vu l'ours polaire en train de se gratter !"

Un steward du Carpathia, voyant passer un iceberg au petit matin du 15 Avril 1912, et s'aderssant à ses collègues.


"Je ne pense pas qu'il soit juste de recevoir de l'argent pour quelque chose comme ça."

Cyril Evans, opérateur radio du Californian, alors que le Sénateur Smith lui demandait s'il avait vendu son histoire à quelqu'un.


"Il n'y a pas assez d'eau dans l'océan pour me noyer; je ne me noierai jamais."

Charles Herbert Lightoller, 2ème Officier à bord du Titanic.


"Si Archie avait pu choisir un instant pour sa mort, il aurait choisi celui que Dieu lui a donné."

William Howard Taft, Président des États-Unis, le 2 Mai 1912 à Augusta (Géorgie), aux obsèques du Major Archibald Willingham Butt, son Aide de Camp et ami, passager de 1ère Classe victime du naufrage.


"Tout ce qu'il a dit est qu'on lui avait servi un copieux petit déjeuner, et qu'il n'avait jamais pensé que je m'en tirerais."

Mrs William Carter, passagère de 1ère Classe, à propos de son mari, lors de sa demande de divorce. Elle se plaignait que l'accueil qu'il lui fit à son arrivée sur le Carpathia était la preuve de son manque d'affection pour elle.


"Rien n'était réellement arrivé, depuis l'époque de Napoléon, pour détruire la foi de l'homme en la poursuite du progrès. Le Titanic fut la dernière fois où nous n'avons été sûrs de rien."

Walter Lord, historien du Titanic.


"Je suis sujette aux accidents. J'ai subi toutes les catastrophes sauf la peste bubonique et un mari."

Edith Rosenbaum Russell, passagère de 1ère Classe, rescapée du naufrage.


"A mon avis, le monde d'aujourd'hui s'est éveillé le 15 Avril 1912."

John Borland Thayer Jr, passager de 1ère Classe, rescapé du naufrage.


"Vox faucibus haesit." ("Ma voix s'arrête au gosier".)

Colonel Archibald Gracie, passager de 1ère Classe, dans le récit de son propre sauvetage, évoquant la situation dans laquelle il se trouvait alors que le dernier canot partait sous ses yeux.
Cette citation est empruntée à Virgile, Énéide, liv. 3, v. 58.


"Voici un désastre qui aurait bien pu rendre humble l'homme le plus fier et sérieux le blagueur le plus fou. Elle nous rend vaniteux, insolents, menteurs."

George Bernard Shaw, écrivain irlandais et Prix Nobel 1925, déplorant la tendance britannique à faire du Capitaine Smith et de son équipage, des héros.


"Un grand nombre de filles sont absentes cet après-midi à cause des tristes nouvelles concernant le Titanic. Des pères et des frères sont sur le navire. Quelques unes des petites ont été en pleurs tout l'après-midi."

Journal de l'École de Filles de Northam, Southampton, le 15 Avril 1912.

 

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